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Rangoun: l’école au petit goût de France


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#1
TS33

TS33

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Depuis près de trois ans, le Toulousain François Stoupan forme de jeunes Birmans défavorisés dans son école hôtelière, Shwe Sa Bwe. Il participe ainsi à l’ouverture sur le monde d’un pays en pleine explosion touristique.

C’est une petite bulle coincée dans une impasse ombragée. Une cache. Une closerie. Un refuge que l’on gagne par un chemin de traverse. Il faut rejoindre le nord du lac Inya, au cœur de l’ex-capitale birmane, longer les rives vertes. La désertée Malika Road n’estZ plus très loin, pour peu que vous ayez fait affaire avec un chauffeur de taxi futé.

De Shwe Sa Bwe, on n’entrevoit d’abord que des lampions, des feuilles de palmiers, des lumières orangées. Avant d’entendre le chant des oiseaux et les cris secs d’un gecko niché dans une cimaise. Puis on perçoit un fouet qui bat, deux poêles qui s’entrechoquent et un doux ronronnement.

Ce soir, on étrenne la sorbetière qui mouline des mangues glacées. C’est Dum Hpau Khon Ra qui officie dans l’atelier de pâtisserie. Elle a 19 ans, d’élégantes boucles d’oreille, des taches de son sur les pommettes et, souriante, elle transmet son «énorme plaisir de cuisiner pour des gens qui ont faim». Depuis septembre, elle est l’une des neuf élèves de l’école hôtelière du restaurant Shwe Sa Bwe, la seule du genre en Birmanie. On y apprend à cuisiner, à servir, à déguster, à parler, à accueillir, à vivre ensemble dans un lieu calme et élégant. A l’heure des académies qui poussent partout et dans tous les domaines, ce centre artisanal lancé par un Français ressemble plus à une grande famille. Les élèves apprennent, travaillent et dorment sous le même toit pendant onze mois. La plupart viennent des zones les plus reculées du pays, les plus démunies, sinon en guerre. C’est l’un des principes, la raison d’être de Shwe Sa Bwe.

 

Lire l'article http://next.liberati...e-france_978570


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